BIENVENUE EN CHINE
CHINE DU NORD
Le plateau mongol, déserts et steppe, domaine des peuples nomades, chasseurs de fourrures et éleveurs de chevaux, domine la Chine du Nord, opportunément protégée de leurs incursions par des montagnes, que les Chinois ont significativement ourlées de la Grande Muraille. Cette région est très riche en ressources avec ses hautes montagnes, ses forêts vierges, ses plaines, ses collines, ses cours d'eau et ses lacs. La plaine du Nord, depuis Tianjin jusqu'aux abords de Qingdao, au Shandong, s'achève au pied des collines boisées où naquit Confucius. Peu de pluies, en été seulement ; des hivers au froid mordant sous un ciel limpide et sain et un printemps venteux. La lumière blanche, magnifique éclaire l'automne à Pékin. Capitale et coeur de la civilisation impériale depuis le XIIIème siècle, on y trouve de nombreux temples aux tuiles jaunes et résidences aux murs pourpres.
CHENGDEC'est à Chengde, l'ancienne Jehol, à 250 km au nord est de Pékin, que l'empereur Kangxi, de la dynastie des Qing, installa sa résidence d'été. Le site avait aussi un intérêt stratégique, puisqu'il lui permettait de veiller sur les frontières voisines, entre autres mongoles. Ce hameau de montagne pour fuir la chaleur (Bishu Shanzhuang) regroupe des palais et des pavillons, des temples, des salles d'audience et des bibliothèques, dans un parc magnifique de 560ha protégé par un mur de 10 km de pourtour. Chose rare en Chine, l'architecture y est simple, mais élégante. Les travaux durèrent de 1703 à 1790. On peut y visiter
le temple de la paix universelle, qui abrite une impressionnante statue de Guanyin.
DATONGDatong est situé dans le Nord de la Province du Jiangxi, à quelques 6 heures de train de Pékin. La ville fut de 386 à 494 la capitale de la Dynastie de Wei du Nord. D'origine Turque les Wei dominèrent le Nord de la Chine de la fin du IVème jusqu'au milieu du VIème siècle. Fervents bouddhiques, ils firent creuser à 16 km à l'ouest de la cité les Grottes de Yunkang : sanctuaires creusés dans la falaise au nombre de 21.
On y découvre
le mur aux neuf dragons, les
monastères de Huayan datant de 1140, les
Grottes bouddhiques et la
Pagode en bois de Yingxian.
HOHHOTChef lieu de la Mongolie Intérieure, Hohhot est situé au centre de la Région Autonome avec une superficie de 65km² et une population de 510 000 habitants appartenant respectivement à 34 ethnies dont Mongols, Han, Hui, et Mandchous. Autour de cette ville historique où le filage de la laine est très développé, se répartissent beaucoup de sites touristiques d'au-delà de la Grande Muraille tel que la Steppe de Xila Muren, la steppe de Gegen Talin, le
Temple Dazhao qui s'étend sur 29 171 m², la grande mosquée ainsi que le Tombeau de Wang Zhaojun.
JINANSur le cours inférieur du Huanghe et au pied du massif de Lishan, Jinan a été consacrée " cité des sources " en raison de l'existence, dans la ville de ses faubourgs, d'une centaine de sources. " Chaque foyer a sa source, chaque maison est ombragée par des saules ", disait l'écrivain Liu E. Est-ce la faute de la sécheresse ? Ou de la pollution ? Les sources de Jinan sont aujourd'hui bien maigrelettes. Il est difficile d'imaginer le visage d'antan de cette capitale provinciale, déclarée " ville ouverte ", qui a connu un essor rapide accompagné de transformations importantes du paysage urbain. Résolument commerçante et renouant facilement avec le subtil sens du négoce qui anima ici le royaume de Qi, au temps de Confucius, Jinan a peu à montrer à l'amateur d'histoire, beaucoup à dévoiler à qui veut connaître la Chine nouvelle. Par ailleurs, les environs recèlent de sites bouddhiques qui méritent le détour.
PEKIN (BEIJING)Capitale de la République Populaire de Chine, Kubilai Khan, petit-fils de Gengis Khan, en fut le fondateur en 1260. Pékin a porté différents noms, avant que la dynastie des Ming en 1421 ne choisisse la ville pour y installer le siège du gouvernement. La nouvelle capitale reçut le nom de Beijing (capitale du Nord) qui la distingue de l'ancienne capitale Nankin (capitale du Sud). Elle compte une superficie de 16 800 km2, surface équivalente à celle de la Belgique, avec 12.6 millions d'habitants. Pékin est située près de la bordure nord de la plaine qui s'étend sur une grande partie de la Chine septentrionale, à peu près au 39° degré de latitude, à la même hauteur que Naples, en Italie. La superficie totale de la ville fut portée, en 1949, de 775 à environ 4 000 kilomètres carrés. Elle est divisée en douze arrondissements. Le climat de la ville est directement influencé par les montagnes qui, au nord et à l'ouest, retiennent les pluies d'été, et font qu'à Pékin, il pleut plus que sur le reste de la plaine septentrionale de la Chine. Pendant les mois de mai à août, la température peut atteindre 40° C. L'automne est la plus belle saison.
En hiver, il neige parfois, mais le temps est généralement ensoleillé avec un ciel d'un bleu pur, le thermomètre peut alors facilement descendre à -20°C. C'est durant cette période que se déroule le Nouvel An (Chunjie), entre le 21 janvier et le 19 février selon les années, en fonction du calendrier lunaire. Il est généralement précédé de deux semaines par le festival des lanternes (Yuanxiaojie). Le printemps est sec, la ville est alors balayée par des vents violents du nord-ouest qui soulèvent partout des tourbillons de sable ; c'est le célèbre huang feng ou vent jaune. Toutefois, le climat pékinois a toujours passé pour être à la fois sain et vivifiant.
Vous pourrez y découvrir de nombreux temples et résidences impériales tel que le temple du Ciel, parfait exemple de l'architecture Ming et où l'empereur accomplissait ses rites saisonniers, le temple des lamas, superbe palais aux tuiles jaunes qui date de 1732 ; la Cité Interdite ou " Cité Pourpre " qui était interdite au commun des mortels jusqu'en 1911, et bien d'autres monuments et sites prestigieux comme le palais d'été, la Place Tian An Men, la plus grande esplanade au monde (40 hectares).
Les Tombeaux Ming, Les treize tombeaux où sont inhumés les Empereurs de la dynastie Ming se trouvent au pied des Monts de la Longévité céleste, à 50 km au nord-ouest de Pékin. Protégés au Nord, à l'est et à l'ouest par un arc montagneux, les treize Mausolées se trouvent à cet endroit jugé favorable par les géomanciens selon le Feng shui. Là reposent 13 des 16 empereurs Ming. On pénètre dans cette vaste nécropole en passant sous les portiques qui jalonnent la voie des esprits, longue de 7km, flanquée de 36 gardiens de pierre. Cette garde d'honneur se compose de douze dignitaires civils et militaires et de douze paires d'animaux (lions, chameaux, éléphants, chevaux et créatures fabuleuses). La voie des esprits s'arrête au pied du Chang Ling, tombeau de Yongle (1402-1424). Seuls celui ci et celui de l'empereur Zhu Yiyun (1572-1620), le ding Ling, se visitent, et ce sont d'ailleurs les plus intéressants.
La Grande Muraille de Chine, ou " Long Mur de dix mille Li " serait - dit on - le seul ouvrage humain que l'on discerne à l'oeil nu depuis la lune. Elle ondule comme l'échine d'un dragon sur quelques 6000 km, depuis la mer de Bohai jusqu'au désert de Gobi, en traversant cinq provinces et deux régions autonomes. Haut de 18m à 6m, large de 6.50m à sa base et de 5.50m à son sommet, cet ouvrage colossal est jalonné de près de 25 000 bastions et de 15 000 tours de guet. Les toutes premières étapes de la construction de la Muraille remontent au Vème siècle avant notre ère, mais le tracé définitif fut arrêté vers 220 av. J.C. par le premier empereur de Chine, Qin Shi Huangli, qui fit relier les anciennes fortifications érigées à l'époque des Royaumes combattants et les étendit vers le nord afin de repousser les assauts des hordes nomades.
Mais le charme de Pékin c'est aussi son vieux coeur aux maisons basses, en brique et en bois, appelées Siheyuan, et situées dans les quartiers Hutong dont l'origine remonte au XIIIème siècle.
PINGYAOVille Han traditionnelle extrêmement bien préservée, Pingyao est situé à 139 km de Taiyuan dans la province de Shanxi. Ses vieux temples et ses demeures donnent un aperçu unique des styles architecturaux des villes de Chine impériale. La ville est inscrite au Patrimoine de l'UNESCO. On peut notamment y découvrir la Vieille ville aux ruelles étroites bordées de maisons traditionnelles en bois, ses fortifications érigées au XIV siècle, ainsi que le Monastère des deux forets, Dans les environs de Pingyao, à 101 km le monastère des Deux Forêts, appelé aussi temple Shuangli ou monastère de la Capitale du Milieu, fut fondé au IVème siècle (386-535). Ce temple recèle de très belles figurines et statues en argile peintes, datant des dynasties Song, Yuan, et Ming.
QINGDAOSa bière, la fameuse Tsingtao des restaurants asiatiques, a fait le tour du monde. La qualité de l'eau du mont Lao voisin y est pour quelque chose, le passé de Qingdao aussi : elle fut au tournant du siècle concession allemande. Voilà pourquoi aussi les villas du front de mer ont ce petit air d'Europe du Nord, avec leurs toits de tuiles rouges. Située sur une presqu'île entre la mer Jaune et la baie de Jiaozhou, sur la côte sud de la péninsule du Shandong, Qingdao est une station balnéaire, aussi populaire que les plages de Beidaihe au Habei. Mais ses collines piquées de pins (qui lui valent son appellation d' " île verte ", qingdao) et ses parcs fleuris en toute saison lui confèrent plus de charme que sa rivale du Nord.
QUFUC'est dans cette ville que naquit en 551 avant J.C celui qui devait marquer la pensée chinoise Maître Kong dont les jésuites de Chine furent Confucius. Aujourd'hui nous pouvons visiter le fameux Temple de Confucius.
TAISHANC'est un des lieux les plus chargés de signification. Gardien du plus important des cinq cardinaux, celui du soleil levant, il préside à la vie des hommes et des autres " dix milles êtres ". Plusieurs empereurs vinrent accomplir les sacrifices " feng " au sommet de la montagne et " shan " dédié à la terre, afin de lui témoigner la reconnaissance.
A voir : La Montagne Sacrée, 7,5 km par la voie principale de la première porte pour gagner le ciel à la porte du Sud présentent une dénivellation de 1 460 m (5 à 7 h de marche) Son sommet 1 545 m d'altitude est souvent noyé dans les brumes. Ce qui lui a valu le surnom " d'assembleur de nuages " Il fait toujours frais et froid au sommet, mais vous pourrez louer au sommet des manteaux molletonnés des surplus américains. La montée se fait aussi en téléphérique et vous pourrez voir passer les porteurs portant à la palanche bouteilles de bière et produits d'épicerie pour les restaurants, mais aussi des sacs de ciment pour la construction de nouveaux établissements.
TAIYUAN
Taiyuan, bastion de l'industrie Chinoise, est situé au centre de la Province de Shanxi, où abondent les gisements de fer et surtout de houille. La ville s'étend dans la vallée de Fen, au coeur d'un bassin lacustre asséché depuis 4000 à 5000 ans. Cela suffit à expliquer la richesse exceptionnelle de ce terroir formé de sols limoneux et les étranges paysages que l'on découvre en franchissant les hautes terrasses de loess qui constituent les rebords de cette cuvette. Taiyuan se trouvait dans le corridor d'invasion le plus direct entre les steppes du Nord et le bassin inférieur du Huanghe. Elle fut donc souvent envahie, à peu près par toutes les hordes des peuples nomades qui déferlèrent sur la Chine, mais elle fut aussi l'une des principales places fortes du Céleste Empire, défendue par les meilleures troupes impériales. Quelques généraux en profitèrent pour se lancer à la conquête du pouvoir. L'un deux fonda la dynastie la plus prestigieuse ayant jamais régné sur la Chine, celle des Tang. On peut y visiter le musée de la Province de Shanxi, qui renferme une belle collection de sculptures et de stèles qui date de la dynastie des Han à celle des Tang ; le Temple de Jinci, ancien temple bouddhique ; et la muraille de Pingyao, une des plus belles de Chine.

TIANJIN
Tianyin doit sa prospérité à la présence du fleuve Haihe qui la relie à la mer. Ce n'est pas une de ces villes que l'on peut visiter à travers trois ou quatre sites incontournables. C'est une ville d'atmosphère dont on prend le pouls, en parcourant leurs artères animées, sans chercher à tout voir. Tianjin la moderne sait être chalereuse et reste extrêmement attachée à ses vieilles traditions, qui percent lors de ses fêtes, dans ses musées et dans le maintien de formes artisanales originales.
WUTAISHAN
Le Wutaishan, la " montagne des cinq terrasses " (3058 m d'altitude), située au Nord-Est de Taiyuan, est l'une des 4 montagnes sacrées du bouddhisme en Chine. Ce maillon de la chaîne des Hengshan, aux sommets arrondis et dénudés, est consacré à Wenshu (Manjusri), le maître de la sagesse, souvent représenté sur un lion. Hommes et femmes désireux de fuir la poussière du monde et de mener une vie de sainteté furent attirés par cette " montagne pure et fraîche ". Aujourd'hui, celle-ci a perdu de son éclat, mais l'on découvre avec étonnement l'extraordinaire cité religieuse de Taihuai, où le lamaïsme, cette dorme si particulière du bouddhisme, est présente aux côtés des formes orthodoxes du Mahayana.
CHINE DU CENTRE
Le charme des villes du Yangzi et de ses paysages amphibies a de tout temps conquis mandarins et artistes. Sur le bord des canaux de Suzhou, " Venise de l'Orient ", des grands fonctionnaires ont fait au cours des siècles construire pour leur retraite de superbes jardins, dont ils exprimaient la quiétude en poèmes. Les paysages du Lac Tai font également partie des hauts lieux de la culture. En 6000 ans, les fleuves, Yangzi et Huai, et même le Huanghe, ont rapporté tant d'alluvions qu'ils ont rajouté de la terre au continent.
Dans les campagnes, le vert tendre des rizières irriguées s'étend à perte de vue. Dans les villes, les rues sont en ébullition permanente. Nankin est devenue un grand pôle industriel et embouteillé, mais ses remparts, ses parcs et son musée rappellent son passé de capitale impériale. Les pins et les pics du Huangshan, la montagne la plus représentée dans la peinture chinoise, qu'ermites taoïstes et moines bouddhistes peuplèrent de temples et de pagodons, attirent des voyageurs qui découvrent, dans la mouvance de Shanghai, une Chine bucolique, de moins en moins épargnée cependant par les tourmentes de la modernisation.
CHONGQING
Bâtie sur des collines escarpées au confluent de deux rivières. Chongqing est l'une des villes chinoises les plus insolites. Elle est surnommée " ville montagne " (Shancheng). L'agglomération abrite 14 millions d'habitants, dont près de 3 millions vivent dans la cité même. Les constructions grises et poussiéreuses et les tours de verre abritant des bureaux s'accrochent aux coteaux escarpés qu'occupe la plus grande partie du centre ville. Un autre aspect original de Chongqing est l'absence des bicyclettes, sans doute en raison des pentes. Une raison pour visiter cette ville, peut-être la meilleure, est son caractère profondément humain. Labyrinthes de marchés en plein air le long des ruelles ; restaurants ouverts sur la rue, aux 100 spécialités ; cinémas " Kitsch " ; marchés de quartier, lieux d'échanges humains autant que commerciaux ; carrefours piquetés de petits métiers ailleurs disparus : rémouleurs, porteurs, vendeurs ambulants...
A voir : Beishan, située à une demi-heure de Dazu et d'où on a une bonne vue d'ensemble depuis le sommet de la colline ; et Badong, ville pittoresque aux ruelles escarpées.
DAZU
Dazu est situé entre Chengdu et Chongqing, constitue le dernier grand programme de Chine, ultime élan réalisé ainsi dans la pierre à flanc de montagne, de la foi bouddhique. Le " grand pied ", traduction littérale, serait celui du bouddha, imprimant lui-même dans le sol la ferveur. 50 000 reliefs et statues, répartis sur une quarantaine de sites, dont 13 principaux et quatre réellement accessibles, ont été sculptés dans les flancs des collines alentour, entre le IXe et le XIIIe siècle. La statuaire est ici indissociable de la beauté du cadre naturel. " Dazu " peut aussi se traduire par " grande abondance " : la nature ajoute en effet à la splendeur du site ses couleurs vives, vert des plantes, rouge du sol, ocre du roc. Malheureusement, la petite ville a perdu de son charme : les grandes maisons à bâti de bois apparent et grands panneaux de plâtre ont fait place à de méchantes habitations prétendument modernes qui dénaturent sans vergogne le paysage. Seuls subsistent l'animation des rues, la bonhomie des habitants et, le soir, les restaurants où l'on compose son menu en désignant d'un geste les ingrédients au cuisinier.

DENGFENG
La bourgade de Dengfeng s'étend modestement dans une vallée, sise entre les sommets dédoublés du pic du centre (Songshan). Elle lui doit son nom : " faire l'ascension (Deng) " et " sacrifier au ciel (feng) ". Ce mont appartient à la géographie sacrée de la Chine impériale. Au centre du quadrilatère défini par les quatre autres montagnes sacrées, au milieu de la Plaine centrale, au coeur du vieux Pays du milieu, le pic du Centre n'eut pas la prééminence qu'on attendrait d'une telle position. D'ailleurs, ce n'est pas à son temple que Dengfeng doit son succès, mais à l'un des monastères nichés dans les replis du massif : Shaolin. Tous les amateurs d'arts martiaux connaissent ce nom : là fut forgée, voici 1 400 ans, une technique de combat popularisée par le cinéma de Hong Kong. Aujourd'hui, le vieux monastère s'est doté d'un centre international des arts martiaux, où se savoir séculaire est dispensé à des étudiants du monde entier. Shaolin fait vendre : même la bière et les cigarettes portent ce nom ici. Le cadre du pic du Centre, son temple et la forêt de Stupa de Shaolin sont des lieux magnifiques, et Dengfeng permet de nombreuses escapades.

FENGDU
Dans le comté de Fengdu, près de la frontière sud-est du bassin du Sichuan, à 172 kilomètres de Chongqing. Construite dans les collines établie pendant la période des printemps et automne (770 - 475 avant Jésus Christ). La ville est célèbre pour sa tradition d'histoires de fantômes longuement illustrées à travers les romans classiques chinois. La tradition veut qu'après la mort, l'âme aille à Fengdu, une visite à Fengdu retarderait la mort. A voir : le fleuve de Yangzi (" le long fleuve "), le plus long cours d'eau de Chine (6 300 km) qui prend sa source au Sud-ouest du plateau du Qinghai, dans le Geladandong, plus haut pic des monts Tanggula. Il se jette dans la mer Jaune (Huang Hai), au nord de Shanghai, et mesure 13 km de large à son embouchure.
Le Yangzi irrigue neuf provinces et, avec 700 affluents, son bassin couvre une superficie de 2 millions de kilomètres carrés, soit 19% du territoire chinois et 25% de ses surfaces cultivables. C'est aussi sur son delta qu'est concentré le plus fort taux de population de Chine méridionale
HANGZHOU
Capitale de la province du Zhejiang, Hangzhou est avec Suzhou l'un des deux paradis terrestres traditionnels de Chine. Sous le nom de Qinsay, c'est la ville qui avait tant émerveillé Marco Polo lorsqu'elle était l'un des plus importants foyers urbains au monde. C'est aujourd'hui l'une des villes chinoises les plus touristiques en raison de son célèbre Lac de l'Ouest et des collines qui l'entourent. De fait, c'est un lieu très agréable lorsqu'il n'est pas surpeuplé.
KAIFENG
A 240 km à l'ouest de Qufu, dans la province du Henan, se trouve l'ancienne capitale de Kaifeng qui fut visitée par Marco Polo. De l'époque des Royaumes combattants (476-221 av. JC) à son apogée sous les Song, la ville fut la capitale de sept dynasties. Incendiée par les Jürchen en 1126, la ville ne s'en releva jamais. Kaifeng vécut une autre tragédie lorsqu'en 1644, afin de stopper l'invasion mandchoue, ses habitants ouvrirent une brèche dans les digues du fleuve jaune, plus de 300 000 personnes périrent noyées. Kaifeng n'est pas encore réellement industrielle et l'on retrouve dans ce centre traditionnel de la soie et de la broderie l'atmosphère des cités chinoises de jadis.
A voir : la Pagode de Fer (Tie Ta), construite en 1049 sous les Song et qui doit son nom à la couleur de ses briques vernissées qui de loin rappellent le fer forgé.
A voir aussi : Le Pavillon des Dragons qui a été construit en 1734. Entre les deux escaliers qui donnent accès à la plate forme supérieure, des reliefs représentent neuf dragons (le neuf étant le nombre qui symbolise la dignité impériale).
LANZHOU
Capitale du Gansu est depuis longtemps une ville de garnison et un centre de transit important. Sans représenter une attraction touristique majeure, Lanzhou permet de découvrir quelques sites intéressants. Située à 1 600 m d'altitude, la ville est enserrée dans une étroite vallée entourée de contreforts montagneux. Cette situation a poussé le développement urbain vers l'ouest, et la ville s'étire en un long ruban de 20 km longeant les rives du fleuve Jaune.
A voir : le musée de la province du gansu, qui renferme des vestiges culturels de la Soie et expose des poteries néolithiques peintes découvertes à Dadiwan à 300 km au sud-est de Lanzhou ;
le Parc Lanshan, A plus de 2 100 m d'altitude, ce massif domine Lanzhou au sud. La température est en général inférieure de 5°c à celle de la vallée, ce qui en fait un lieu de villégiature pendant les fortes chaleurs. Au sommet, se trouve le pavillon Santai, des buvettes et un parc d'attractions ;
la colline de la pagode blanche, Ce charmant parc est situé sur la rive nord du fleuve Jaune, près du vieux pont Zhongshan. Ses pentes escarpées se découpent en terrasses et une multitude de petits sentiers mènent à des pavillons, des maisons de thé ou encore à une pépinière sur une colline isolée. Au sommet, le temple de la Pagode Blanche, construit sous la dynastie des Juan, offre une belle vue sur la ville. Plusieurs mosquées encadrent ce parc ; et Bingling Si, (grottes aux Milles Bouddhas, bien qu'il y en ai que 183), se trouvent à 140 km à l'ouest de Lanzhou. Les grottes creusées sur le flanc d'une falaise de 60 m de haut, contiennent des fresques et des statues bouddhiques. La plus impressionnante, celle de Maitreya le futur Bouddha s'élève à
27 m.
LUOYANG
Tandis que Xian était la capitale des Han de l'Ouest (206 av JC -8 apr. J.C), les Han de l'est (25-220 apr. JC) établirent leur dynastie à Luoyang, ce qui lui vaut parfois le nom de "capitale Impériale de l'est ". En effet, Luoyang, à 105 km à l'ouest de Zhengzhou, fur la capitale de dix dynasties. Elle s'épanouit sous les Tang, devenant un centre culturel et religieux, avant que le repli des Song au sud du fleuve bleu et l'essor des villes côtières n'en entraînent le déclin. Cependant, alors que dans les années 1940 Luoyang n'était plus qu'un bourg de 30 000 habitants, elle prit un nouveau départ après 1954 en accueillant de nombreuses industries. Des cités ouvrières toutes semblables sortirent de terre. Par bonheur, des espaces verts égaient Luoyang qui, lorsque les pivoines, emblème local, sont en fleur, ressemble à un grand jardin. A ne pas manquer : le Statuaire Longmen, succession de niches creusées à même la falaise qui abritent de magnifiques représentations de Bouddha, et le Temple du Cheval Blanc fondé en 68 après JC qui doit son nom aux deux moines montés sur des chevaux blancs qui auraient apporté les premiers sûtras à Luoyang.

NANKIN
Pôle industriel de la Chine du bas Yangzi, Nanjing, l'ancienne " Capitale du Sud ", a perdu une part de son charme avec la construction de grands buildings en centre ville et de nombreuses usines en périphérie. Elle n'en garde pas moins de superbes parcs et de belles avenues, ombragées par des platanes importés de France et des cèdres de l'Himalaya. Leur présence tempère quelque peu les effets de la canicule estivale. Sa situation privilégiée sur la rive droite du Yangzi a de tout temps séduit les grands hommes du pays, qui l'ont souvent choisie comme centre politique. Capitale de plusieurs royaumes, de quelques dynasties et finalement d'une république, Nankin a connu un destin prestigieux dont la ville a gardé les traces : remparts d'époque Ming qui fixent encore les limites de la cité, monastères bouddhiques, tombeaux impériaux, mausolées et très belles collections de bronzes, de jades et de porcelaines, dans l'un des plus riches musées de Chine, sont autant de témoignages de la gloire passée d'une métropole déchue. Mais Nankin n'est pas seulement une ville musée, Chine ancienne et Chine contemporaine se mêle à chaque coin de rue. Au temple de Confucius, la foule se réunit chaque soir autour des traditionnelles spécialités culinaires de la rivière Qinghuai, tandis que, sur le lac Xuanwu, les activités sont aussi diverses que la population hétéroclite : promenades en famille, opéra traditionnel, mariage à la chinoise en rouge ou à l'occidentale en blanc, golf sur le lac...

SHANGAI
Shanghai, ville au nom magique, aussi souvent vantée que décriée, de l'intérieur comme de l'étranger. Ville kaléidoscope, elle garde la trace des multiples cultures qu'elle a abritées dans ses édifices, selon un mélange unique au monde : gratte ciel du Chicago des années 20, palaces Art déco, villas néogothiques, normandes ou espagnoles, banques néoclassiques, sans oublier les célèbres ruelles shanghaïennes, les lilong, premier fruit de la spéculation foncière qui a fait l'essor de la ville au milieu du XIXè Siècle. C'est à une nouvelle poussée de fièvre immobilière que la ville est sujette depuis la fin des années 80, avec ses 20000 chantiers en cours de la fin des années 90, dont le " Shanghai Grand Theater ". Sa conception avait été confiée au célèbre architecte français Jean-Marie Charpentier. Mégapole parmi les plus peuplées et les plus étendues du monde, elle a pour ambition de détrôner Hong Kong dans les prochaines années et de se retrouver ainsi sa place financière, de rester un foyer culturel ou du moins de lancer les modes qui donnent le ton en Chine. Vous pourrez découvrir le Bund, le temple du bouddha de jade qui renferme deux magnifiques statues rapportées de Birmanie, le musée ultramoderne, et le jardin du Mandarin Yu.

SUZHOU
Ville de l'eau, des brumes d'or et de la soie.. Au bord du Grand canal, Suzhou est, comme Venise, prise dans une résille de canaux enjambés par d'anciens ponts en pierre. De légères vapeurs matinales flottent souvent dans l'air le long des canaux embouteillés de sampans et de barges. La soie, spécialité de la ville depuis l'époque Tang, est restée l'une des plus importantes activités artisanales. Suzhou fut longtemps le lieu de prédilection des peintres, des poètes et des mandarins, qui y ont fait aménager de splendides jardins. Elle est aussi réputée pour le raffinement de sa gastronomie et la douceur de sa langue. Ainsi doit se comprendre le proverbe : " Au ciel, le paradis ; sur terre, Hangzhou et Suzhou ". Vous pouvez visiter notamment le jardin de la Politique des Simples, un des plus grands des jardins de Suzhou, crée au XVIè siècle et qui dont le nom s'inspire d'une ancienne maxime qui rappelle la sagesse du vieillard de Voltaire dans Candide : Cultiver son jardin pour subvenir à ses besoins quotidiens, voilà ce que l'on appelle la politique des simples. On peut découvrir aussi le Temple de Hanshan, le Jardin du Maître des Filets, qui doit son nom à l'un de ses propriétaires qui se qualifiait de pécheur, le musée de la soie ainsi que la colline du Tigre.

TONGLI
Située dans les environs de Suzhou, Tongli, la " petite Venise oubliée ", mérite une visite. La cité est divisée en 15 petites îles reliées par plus de 40 ponts de pierre construits sous différentes dynasties. Cette ville à l'histoire millénaire a gardé de très beaux jardins, canaux et de belles maisons anciennes dont certaines sont ouvertes au public.
WUHAN
Aujourd'hui Wuhan compte 7,28 millions d'habitants (dont quatre millions intra-muros) pour une superficie totale de 8 467,11 km². Capitale de la province du Hubei et sixième ville de Chine pour sa taille, Wuhan est l'un des centres urbains les plus importants de la Chine de l'intérieur. Wuhan est le plus grand port fluvial du pays et la deuxième métropole du bassin du fleuve Yang Ze. Située au confluent du Changjiang (fleuve bleu) et de la Hanshui (rivière Han), Wuhan est une conurbation formée de trois villes à l'origine : Wuchang, Hanyang et Hankou. La ville est à jamais imprégnée de cette grande culture Chu, connue pour son exceptionnel savoir-faire technique dans le coulage du bronze, le filage de la soie, ses beaux arts, sa littérature et sa musique.
XI'AN
Jusqu'en 1974, Xian n'était que la capitale, encore rustique, mais déjà industrielle, de la province de Shaanxi. Seuls l'histoire, quelques maigres vestiges et les tertres imposants de la nécropole impériale, dispersés dans la plaine du Guanzhong, disaient son passé millénaire. Comme Luoyang, sa jumelle de Henan, Xian fut le site des prestigieuses capitales de l'antiquité et du Moyen Age. Comme Luoyang, sa gloire fit sa ruine : la chute d'une dynastie, l'abandon du siège du pouvoir ont livré ces cités aux pillages. Deux pagodes seules témoignent de la grandeur médiévale de Xian, quand elle était Changan " paix éternelle ", métropole de deux millions d'habitants, foyer des marchands et des clercs, accourus de toute l'Asie par les routes de la soie. Une formidable rébellion eut raison, en 755, de son luxe insolent. Quelques nomarques en vain rebâtiront ses palais : Changan sera délaissé pour des cités plus orientales au Xè Siècles. A ne pas manquer : les cavaliers légendaires de l'armée de terre cuite vieille de 2000 ans, la Pagode de l'Oie Sauvage, la Grande Mosquée, et le Musée de la Forêt des Stèles.

ZHOUZHUANG
C'est une ville construite autour des canaux, située à environ 80 Km de Shanghai. Petite ville traditionnelle avec ses canaux, ses ponts en dos d'âne et ses maisons anciennes, la vieille ville en elle-même est piétonne. Fondé en 1086, cette petite ville est considérée comme un véritable trésor de l'architecture chinoise plus de la moitié des constructions date de la dynastie Ming et de l'époque Qing. Sa spécialité est le jarret de porc. Cette Venise orientale peut faire l'objet d'une balade intéressante pour une journée. Une balade en barque est possible pour découvrir la ville.
CHINE DE L'OUEST
La Chine du Nord-Ouest comprend les quatre provinces du Henan, du Shaanxi, du Gansu, du Qinghai et les deux régions autonomes bai du Ningxia et oïgoure du Xinjiang. Face à la multitude de paysages fascinants rencontrés dans ces régions on ne sait plus si "le bonheur est dans le pré". Le plateau de loess, et le bassin du fleuve Jaune, puis la fertile plaine du Guanzhong et le désert de Gobi à perte de vue; la plaine de Yinchuan; le lac Qinghai (un des plus grands lacs salés endoréiques de la planète); les neiges éternelles et la montagne de feu; les oasis perdues dans des déserts légendaires; le Lac Céleste qui scintille sur les hauteurs des monts Tianshan et ses immenses pâturages, les forêts inviolables de l'Altaï; le lac des Cygnes, près de Bayanhulak, et les villes fantômes, à l'âpre beauté et au relief abrupt vous plongent dans le domaine de l'extraordinaire et du gigantesque.
La Chine du Sud-Ouest englobe cinq provinces : Hubei, Hunan, Sichuan, Yunnan, Guizhou, ainsi que les régions autonomes du Guangxi et du Tibet. Elle se caractérise par un relief de type karstique largement disséminé dans toute la région (sur une superficie de 550000 km2). Les paysages de montagnes et d'eau y sont magnifiques, le climat agréable pendant toute l'année et les ressources naturelles abondantes.
DUNHUANG
Le paysage désertique laisse soudain place à celle des champs cultivés verdoyants, avec des dunes de sable élevées ondulant à l'horizon. La région surprend par sa beauté insolite, en particulier la nuit lorsque le ciel s'emplit d'étoiles. Ce ne sont toutefois pas tant les dunes de sable et de nuits romantiques qui attirent tant de visiteurs à Dunhuang que l'art Bouddhique des grottes de Mogao, qui ont été creusées dans des falaises du désert surplombant une rivière à environ 25 km du sud est de Dunhuang. Exposé aux éléments, le site a souffert de l'érosion due au vent et à l'eau. Aujourd'hui 492 grottes sont encore visibles dans la falaise et sont bien protégées grâce à une série de murs de pierres, et de portes scellées. Telles les alvéoles d'une gigantesque ruche, ces grottes sont réparties sur 1 600 m de long sur un axe nord sud. Elles abritent plus de 2 000 statues et quelque 45 000 fresques.
A voir aussi : Le Lac du Croissant de Lune qui s'étend à 6 km au sud de Denhuang, dans les montagnes des sables qui chantent, à la lisière de l'oasis et du désert. Des sources forment un petit étang en forme de croissant de lune, dans une dépression cernée par d'immenses dunes de sable.
GYANZE
L'une des villes tibétaines les moins soumises à l'influence chinoise, Gyanze mérite une visite pour cette seule raison. Bien qu'elle semble plutôt un petit village, c'est l'une des agglomérations importantes du sud du Tibet. A voir : le Monastère de Palkhor, construit en 1427, est célèbre pour son splendide stupa Kumbum (" 10 000 images ") à neuf étages qui renferme, selon la tradition bouddhique, 108 chapelles. Les moines ne permettent pas toujours de suivre le circuit des pèlerins jusqu'au sommet, mais les étages inférieurs abritent de très belles fresques. Munissez-vous d'une lampe torche. A voir aussi : le Dzong, (vieux fort) qui domine Gyanze et offre un magnifique panorama sur la vallée. L'entrée est généralement fermée, mais on peut obtenir la clef (moyennant une modeste obole) dans une petite maison au pied des marches de la colline près du pont de la route principale.
JIAYUGUAN
Jiayuguan, ou col de Jiagu, n'était à l'origine qu'un poste avancé de la dynastie Han, époque à laquelle la Grande Muraille s'étendait plus loin encore vers l'ouest. En 1372, la dynastie des Ming y édifia une forteresse et, à partir de cette date, Jiayugan marqua la limite occidentale de la Muraille et de l'Empire. Par temps clair, on aperçoit dans le lointain des montagnes couvertes de neige.
A voir : La nécropole de Weijin, où l'on trouve d'anciennes tombes, remontant aux périodes Wei et Jin (220 - 440), ayant conservé leurs peintures murales. Il existe des milliers de tombeaux dans le désert à 20 km à l'est de Jiayugan mais celui-ci est le seul ouvert aux visiteurs. C'est le plus grand barrage actuel de Chine (2 500 m de large et 47 m de haut), qui depuis 1986, alimente en électricité les provinces voisines.
KASHGAR
Bien plus à l'ouest, à 1 500 km de l'autre côté de l'immense Tarim Pendi, se trouve la ville de Kashi (Kasghar), sur les rives de la Tuman, au milieu d'une oasis consacrée à la culture du coton, des melons et des fruits. Cette oasis connaît d'importantes écarts climatiques : les températures peuvent descendre jusqu'à 24°c l'hiver et dépasser 40°c l'été ; la période de gel dure 145 jours par an. Ses 250 000 habitants sont en majorité Ouïgours. Vous traverserez des marchés débordants de soieries, de coutelas et de bijoux, et vous vous faufilerez par d'étroites ruelles entre les vieilles maisons de plâtre et de chaume.
A voir : le grand Bazar, réputée pour ses couteaux travaillés, la Mosquée Id Kah, le plus grand sanctuaire musulman de Chine capable d'accueillir 6 000 fidèles, le Mausolée d'Abakh Hoja, Cette étrange construction à l'est de la ville ressemble à une miniature tronquée et colorée du Taj Mahal, avec des tuiles vertes couvrant les murs et le dôme. Un cimetière important, situé à côté de l'édifice, abrite des tombes surmontées de structures coniques en pisé. Le mausolée est celui d'Hidajetulla Hoja, missionnaire musulman aujourd'hui canonise, et de ses 72 descendants.
A voir aussi : Le Tombeau de la Concubine Xiangfei, Les chinois nomment cet endroit la tombe de la concubine parfumée, en l'honneur de l'une des filles de la famille Hoja, qui fut la concubine de l'empereur Qianlong. Sa dépouille ne repose plus ici mais au Hebei. L'histoire veut que l'impératrice douairière ait obligé la jeune femme à se suicider.
LHASSA
Coeur et âme du Tibet, choisie comme demeure ancestrale par les dalaï-lamas, Lhassa continue de faire l'objet d'ardents pèlerinages. En dépit de l'influence chinoise fortement marquée en certains endroits, elle reste la ville de tous les émerveillements. En rentrant dans la vallée du Kyi Chu, vers laquelle convergent la longue route de Golmud ou celle de l'aéroport Gonggar, la majesté du palais du Potala, véritable forteresse blanche et ocre s'élançant des hauteurs de l'une des villes les plus élevées du monde, vous éblouira. Emblème des merveilles de cette cité sainte, il fascine les voyageurs depuis trois siècles. Dominant l'horizon de Lhassa, le palais du Potala, symbole des espoirs d'autonomie des tibétains, abrite les tombes des dalaï-lamas. Cependant le coeur spirituel de la cité se trouve en réalité à 2 km à l'est, dans le temple du Jokhang. Ce sanctuaire, le plus saint et le plus actif du Tibet, est placé sous le signe d'une étrange austérité. Nimbés de fumée d'encens, les pèlerins viennent s'y prosterner.

TURFAN
Le district de Turfan compte environ 170000 habitants, dont 120000 sont des Ouïgour et les autres des Han. Au centre se trouve l'oasis de Turfan, une petite ville charmante entourée de vastes champs de céréales. Autour du centre ville construit en béton, s'étendent des petites rues aux trottoirs parfois couverts de treilles qui dispensent leur ombre bienfaisance en été. A la périphérie de la ville, les rues sont bordées de murs en brique crue enserrant des maisons de plâtre et de chaume. De chaque côté des rues coule un étroit canal et la population y puise l'eau nécessaire pour les besoins de la vie quotidienne. C'est aussi la ville la plus chaude de Chine : le thermomètre y est monté jusqu'à 49,6°C. On peut notamment y admirer le minaret Imin, les ruines du Jiaohe, les tombes d'Astana, et le monastère troglodyte de Bezeklik.
URUMQI Capitale de la région autonome du Xinjiang, située à 170 km à l'ouest de Turpan et 900 m d'altitude, Ürumqi est une ville très cosmopolite, peuplée de Han (75%), de Ouïgour (12%), de Hui et de Kazakhs. C'est la seule grande ville du monde située aussi loin de la mer. Vous pourrez visiter le musée de Xinjiang, consacré aux minorités du Xijiang renferment quelques objets intéressants qui méritent le coup d'oeil. On part notamment y voir des bonnets Daurs (faits de tête d'animaux) aux larges bords de fourrure. La section tadjik présente des colliers de perles d'argent et de corail, avec de lourds pendentifs en argent. La section Mongole permet d'admirer des rênes et des selles en argent finement ouvragées et incrustées de pierres semi-précieuses, des instruments de musique à corde et des bottes d'équitation décorées. Une autre aile du musée est consacrée à l'histoire. Les points forts sont les corps momifiés d'une douzaine d'hommes, de femmes et d'enfants découverts dans les tombes de Xinjiang.
A voir aussi : le Lac du Ciel, appelé " Tian Chi ", se trouve à 100 km d'Ürümqi. Niché dans un repli des Tian Shan, à 1 900 m d'altitude, il se détache sur le sommet enneigé du mont Bogda (5 445 m).
XIGAZE
Seconde ville du Tibet, Xigaze abrite le siège du panchen-lama, réincarnation d'Amitabha (Bouddha de la Lumière infinie) et seconde autorité tibétaine après le dalaï-lama. Le deuxième panchen-lama est décédé en 1989. Il avait été conduit à Beijing dans les années 60 pour servir de faire-valoir aux chinois et ne pouvait se rendre au Tibet qu'épisodiquement. La quête de son succeseur a donné lieu à une grave polémique entre le dalaï-lama et le gouvernement chinois. Ce dernier a incarcéré à Beijing le nouveau panchen-lama, Gedhun Choekyi Nyyima, âgé de 6 ans, et reconnu par le chef religieux, puis a désigné son propre candidat.
XIAHE
Edifiée à 2 920 m d'altitude, Xiahe s'étend sur plusieurs kilomètres d'est en ouest le long de la rivière Daxia. Elle abrite le monastère le plus important après Lhassa. De nombreux pèlerins Tibétains viennent ici revêtus de leurs plus beaux atours. A l'extérieur de la ville, on pourra faire des randonnées dans la prairie et les montagnes des alentours. Véritable microcosme dans le sud ouest du Gansu, Xiahe compte une importante représentation des trois principaux groupes ethniques de la région. La population résidant à Xiahe se répartie à peu près de la façon suivante : 45% de Tibétains, 45% de Han et 10% de Hui.
A voir : le Monastère Labrang, construit en 1709. C'est le deuxième plus grand sanctuaire de la secte des bonnets jaunes (Gelupais). Près de 2 000 moines y habitent. Le monastère comprend 6 collèges : le collège de bouddhisme ésotérique, les petits et grands collèges de théologie, le collège de médecine, le collège d'astrologie et le collège de doctrine. Et conserve des reliques Bouddhiques ainsi que 10 000 livres tibétains. Ses paysages verdoyants, les montagnes, les pèlerins, tibétains font de Xiahe un lieu à part.
XINING
Seule agglomération importante et capitale de la province Qinghai, Xining est depuis longtemps une ville chinoise. Dès le XIVè siècle, elle servit de garnison militaire et fut un centre d'échanges commerciaux. De nos jours, les voyageurs se rendant du Qinghai au Tibet font étape à Xining. Perchée à 2275 m d'altitude, en bordure du plateau tibétain, la ville n'offre rien d'exceptionnel, mais vous pourrez y faire une halte afin de visiter le monastère Ta'er et de vous rendre au Lac Qinghai.
CHINE DU SUD
le delta de la rivière des Perles est la perle de la Chine du Sud, plus encore aujourd'hui qu'hier, malgré les asymétries formidables de richesse, de pouvoir, de valeurs morales inconciliables qui rompent ce qui pourrait avoir de trop géométrique l'image d'un triangle posé sur un tropique. Longtemps, Canton fut un port de rêve. Ces 150 dernières années, Hong Kong a progressivement pris l'avantage, Macao ne subsistant que comme paradis du jeu. D'autres petits deltas, pointés vers la montagne à rebours des rivières, ont longtemps été des foyers de migration. Parmi eux, plus Zaytun (Quanzhou), qui végète, l'île de Xiamen et ses alentours, en même temps que Fuzhou et le delta de la Min, deviennent des centres dynamiques où la tradition demeure fortement enracinée. Les montagnes restent à l'écart. La Chine du Sud non seulement conserve, mais accroît l'originalité de ses manières de vivre et de penser, qui en font un monde à part entière, tourné vers du Sud, ouvert au vent du large, proche de Taiwan grâce aux relations familiales qui organisent toujours, en dernière analyse, les rapports régionaux.

CANTON
La fondation de Canton (Guangzhou) remonte au jour où cinq immortels montés sur des chèvres firent don aux paysans de la région des premières pousses de riz. Ce mythe a valu à la grande ville de Chine du Sud le surnom de "ville des chèvres " (Yangcheng). Un quotidien local répond au nom de Yangcheng Wanbao (journal du soir de la ville des chèvres). Capitale de la province du Guangdong, Canton est sur l'estuaire de la rivière des perles, à 70 hm de la mer et à 50 km an nord ouest de la porte du Tigre. Elle compte 5 millions d'habitants, dont la moitié dans la ville proprement dite. Située juste en dessous du tropique du Cancer, Canton jouit d'un climat chaud et humide.
A voir : L'île de Shamian, Longue à peu près d'un kilomètre et de forme allongée, elle est séparée de la terre ferme par un canal que franchise deux ponts l'un au nord l'autre à l'est. Il règne sur l'île une atmosphère coloniale, car le territoire fut offert aux anglo-français qui y installèrent leurs concessions.
Le marché de Qingping, La ruelle couverte qui se détache de Liu'ersan traverse le marché Qingpinq : tortues, tatous et autres rongeurs, poissons vivants que l'on débite en petits morceaux, grenouilles, crabes et escargots, serpents, renards, enfin tout ce qui est tombé au pouvoir de l'homme ou dans ses pièges, la version animale du jardin des supplices.
Le temple des ancêtres de la famille Chen, Les Chen formaient un clan de marchands particulièrement puissant à Canton au XIXème siècle. Les membres de ce clan se réunissaient en ce lieu pour vénérer leurs ancêtres ; ils y déposaient leurs tablettes, véritables fiches signalétiques des défunts où l'on consignait leurs noms et leurs actions ; les cérémonies, quand elles étaient fastueuses, avaient notamment pour effet d'associer les ancêtres décédés au prestige qui rejaillissait sur les membres vivants du clan, de même que ceux ci tiraient bénéfice de la gloire de leurs aînés. Ce Temple a été bâti en 1894 par la famille Chen dans la plus pure tradition confucéenne. Il se compose de trois salles : la salle de réception, la salle du culte des ancêtres et la salle de réunion. Les sculptures en terre cuite vernissée qui ornent les faîtes des toits sont extrêmement colorées et vivantes : fleurs, dragons, guerriers.
DALI
Ancienne principauté Bai et annexée durant le XIIIème siècle par l'empire, Dali est situé sur les rives du lac Er Hai à 1 900 m d'altitude, au pied des monts Cangshan qui culminent à 4 000 m. La région bénéficie d'un climat subtropical tempéré. Dali est renommée pour son marbre, issu des Cangshan, dont le polissage fait apparaître des motifs semblables à des peintures chinoises traditionnelles. La ville ancienne a gardé son caractère, avec ses ruelles, ses maisons en pierre aux jardins fleuris.
A voir : Les Trois Pagodes, dressées sur une colline à quelque deux kilomètres au nord-ouest de la ville, les pagodes de San Ta Si attirent l'oeil et séduisent, notamment lorsqu'elles se reflètent dans les eaux du lac. Elles figurent parmi les plus anciens bâtiments du sud-ouest de la Chine. La plus grande des trois, la pagode Qianxun, compte seize étages et atteint 70 m de haut. Edifiée au milieu du IXe siècle par des ingénieurs de Xi'an, elle est flanquée de deux pagodes plus petites de dix étages et de 42 m de haut.
Le magnifique lac Er Hai, deuxième du Yunnan par la taille, est aussi un atout de Dali. Véritable mer intérieur de 42 km de longueur sur 9 km de largeur, il est formé par la rivière Miju et relié à la mer par la rivière Xi'er, qui se jette en aval dans le haut Mékong. Très poissonneux, on y dénombre plus de 40 espèces de poissons. Il fait vivre les villages alentours grâce la pêche et à la pisciculture. Le Village Xizhou, une porte monumentale marque l'entrée de la ville. Les ruelles ont un tracé en dents de scie, toute maison importante comporte sur la rue une succession de murs légèrement décalés les uns par rapport aux autres. La rue principale est bordée d'échoppes et d'ateliers d'artisans.
Le Village Chongsheng, qui comporte trois niveaux de bâtiments alignés sur le pic sacré à l'arrière-plan. Le temple a été récemment restauré et transformé en un musée consacré à l'histoire, à la construction et à la rénovation des pagodes. Des bas-reliefs, où les veines du marbre figurent des paysages, sont également exposés.
La Vieille Ville, Heureusement préservée de la présence d'affreux immeubles modernes, conservé des ruelles bordées de maisons à l'architecture traditionnelle, en pierre, organisées autour d'une cour carré, généralement fleurie. Dans les ruelles les plus étroites, on peut accéder aux jardins privés des habitants qui font le charme du Vieux Dali. Certaines familles Bai ont fait fortune en ouvrant des restaurants dans leur jardin, offrant un cadre typique et une ambiance chaleureuse.
Le marché de Shaping, Il se tient le lundi matin et constitue l'un des points forts du séjour à Dali. On y trouve de tout : cochon vivants, énormes pains de sucre roux, montagnes de piment, nouilles de soja, de riz et de haricot, larges (3 à 4 cm) et plates, qui forment d'élégants écheveaux, offrandes pour les morts, paniers de toutes tailles, porte-bébés brodés, nasse pour la pêche, sans oublier le coin du dentiste, qui actionne sa roulette avec le pied et propose à la vue de l'éventuel patient un vaste choix de dents, lesquelles sont aussi le gage de sa carrière et de son expérience. Vous trouverez des textiles brodés, des batiks, des " antiquités ", des bijoux. De petits restaurants sont installés en plein air.
GUILIN
A 350 km au nord-ouest de Canton, Guilin doit sa célébrité à sa longue histoire et aux pittoresques collines en pain de sucre, qui s'étendent à l'ouest de cette antique cité fondée au IIIè siècle avant notre ère. " Foret des Osmanthes ", la signification de son nom, provient de certains canneliers aux fleurs subtilement odorantes que l'on peut voir le long des rues. Sa population est de 685 000 habitants, cette ville est en effet installée sur la rive occidentale du Li Jiang, dans l'un des plus beaux cadres de Chine. La région de Guilin doit sa surprenante beauté à un lent processus géologique. Ce plateau calcaire vieux de trois cent millions d'années, progressivement sculpté par l'érosion éolienne et pluviale, finit par donner ces innombrables Karsts à tourelles au sommet arrondi ou ébréché, et creusés de galeries souterraines. La région jouit de températures très agréables au mois de janvier, une moyenne de 8°c, et au mois de juillet 29°c. Guilin est également célèbre pour sa sauce rouge pimentée, le " Guilin Jiang ".
A voir : Le Village Yangshuo, un joli bourg entouré de pics en calcaire qui demeure un excellent point de départ pour explorer les villages avoisinants. Avec ses cafés à l'occidentales, ses films hollywoodiens, ses refrains de Bob Marley et ses crêpes à la banane.
A voir aussi : Le fleuve Li qui encercle la ville avec ses brumes qui s'élèvent, et les touristes découvrent tout un paysage embrumé. Guilin se vante d'avoir une profonde vue de la ville dans un beau décor, et un beau décor à l'intérieur de la ville. A Guilin les hommes et la beauté de la nature cohabitent en parfaite Harmonie. Ces magnifiques paysages ont influencé les peintres et artiste de toute la Chine. Tout au long des 83 km qui séparent les deux villes (Guilin et Yangshuo), c'est une succession de pics magnifiques, de rideaux de bambou, de pêcheurs dans leurs petites embarcations et de villages pittoresques.
Et la Colline de Fubo, qui fut ainsi baptisé à la mémoire du général Han Ma Yuan, surnommé le " briseur de vagues ". A mi-chemin des marches, assez escarpées, qui conduisent au sommet, vous remarquerez sur une terrasse une marmite géante, puis une cloche de 2.50 t, fondue en 1650, qui proviennent d'un temple disparu aujourd'hui. Du sommet, beau panorama des collines de l'Est, de l'autre côté de la rivière.
La Grotte des Flûtes de Roseau, des roseaux dont on fait des pipeaux masquaient l'entrée de cette grotte jusqu'en 1959. Son extraordinaire collection de stalactites et de stalagmites, colonnes et draperies de calcaire, a fait l'objet d'éclairages étudiés et multicolores, destinés à mettre en exergue les fantasmagories qu'y voit l'imagination des chinois. Vous y croiserez des lions et des dragons, des courges et des perles magiques, des lettrés et des immortels.
La Colline en Trompe d'Eléphant, cette célèbre colline qui se dresse au confluent des rivières Lijiang et Yangjiang ressemble à un éléphant qui plonge sa trompe dans l'eau. C'est le symbole de la ville. Entre la trompe et la colline s'est formée une grotte circulaire appelée la " grotte de l'Eau et de la Lune ". Les jours de pleine lune, on peut aller en bateau contempler le reflet de la lune dans l'eau. Sur les parois intérieure et extérieure, 50 sculptures dans la pierre de différentes dynasties. Un petit sentier mène au sommet de la colline où se dresse la pagode Puxian, construite sous la dynastie Ming (1368-1644).
GUIYANG
Guiyang capitale de la province, jouit d'un climat tempéré tout au long de l'année. Son nom signifie " précieux soleil " et vient sans doute du fait que le soleil arrive rarement à traverser les nuages et la bruine. La cuisine est bonne, les marchés et les quartiers commerçant sont pleins de vie (et les boutiques de vêtements, d'un nombre inimaginable). Les alentours comptent quelques sites intéressants.
HANGGUOSHU
Il est tout entier placé sous le signe du jeu de l'eau (les rivières de Baishui et Dabang) et de la pierre. Cette vaste zone karstique de 450 km² a fait l'objet d'une prospection systématique qui a permis d'ouvrir de nouveaux circuits de randonnée tel celui du parc du Pont des Etoiles.
A voir : La Cascade de Huangguoshu, Avec leurs 71 m de haut 80 m de large, ce sont les plus grandes chutes d'Asie. Selon la saison, la Baishui vous livrera un spectacle très différent quand vous la découvrirez des marches qui descendent à flanc de falaise : en été, c'est une véritable fureur aquatique , un grondement d'écume, formant un voile continu qui ne s'achève que pour exploser en embruns que diapre la lumière. Au début de l'hiver, la roche noire qui barre le cours de la rivière ressurgit çà et là entre l'eau écumante qui fuse en longs jets. En toute saison, vous pourrez admirer les chutes de l'intérieur en empruntant la grotte tunnel qui les traverse sur toute leur largeur, ouvrant par six " fenêtres " sur la nappe d'eau . La grotte de Huangguoshu n'échappe pas au jeu de l'imagination chinoise, qui voit dans cet antre, retiré derrière la nappe d'eau, l'entrée du monde paradisiaque, caché par le rideau d'une cascade, où règne le roi des singes de la Pérégrination vers l'ouest. La même référence littéraire à ce roman fantastique de l'époque Ming vaut son nom au site : Huangguoshu, le " verger des fruits jaunes ", est une allusion à ce royaume des singes que le roman appelle " terre bénie du Mont de Fleurs et Fruits, paradis caverneux de la grotte au Rideau -Torrentiel ".
Le Parc du Pont des Etoiles, Judicieusement dessiné, ce parc permet d'admirer toutes sortes de curiosités karstiques. On y entre au nord par le Bonsaï de Tianxing (Tianxing penjing), qui, à l'image des paysages en pot, est un microcosme naturel - minuscules collines, bosquets d'hibiscus, de poinsettias et de bambous se reflétant dans l'eau ; on poursuit par la grotte des Etoiles, tunnel rocheux serpentant à l'intérieur d'un piton ; on se perd enfin dans le dédale de la forêt de pierres sur l'eau (Shuishang shilin), en serpentant à gué entre les aiguilles karst.
HONG KONG
Langue de terre de 600 m sur 400 m, séparée de la ville par un étroit canal au nord et par la rivière des Perles au sud et à l'ouest devint une Colonie britannique depuis 1842, Hong Kong (le Port aux Parfums en cantonais) a été rétrocédé à la Chine le 1er juillet 1997. La baie de l'île est l'une des plus belles du monde, avec son front de mer hérissé de gigantesques gratte-ciel et ses eaux sillonnées d'une nuée de bateaux de toutes sortes.
A voir : Le Pic Victoria, le site le plus visité de l'île. C'est là aussi que se trouvent les plus belles maisons de la ville. Avant la construction en 1888 du tramway du Pic qui est devenu un funiculaire, c'était des coolies qui transportaient les colons en pousse pousse jusqu'à leurs résidences du sommet. Située à 400m d'altitude face au terminus du funiculaire, Lugard Road fait le tour de ce que l'on appelle désormais simplement le Péak et offre l'occasion d'une promenade de deux heures dans la fraîcheur de la végétation. Du sommet on a une vue imprenable sur Hong Kong, kowloon et Macao.
Le Village De Stanley, Avant de s'appeler Stanley, ce lieu que les Hakka appellent Chak'Tu aurait été un refuge de piarates, menés par un chef connu jusque sur les côtes chinoises, Cheung po Chai. Ancien village de pêcheurs devenu refuge des hongkongais aisés et de quelques étrangers, au pied d'un ancien fort britannique, Stanley est célèbre depuis 1973 pour son marché du week end, sorte de marché aux puces local.
Aberdeen, qui est surtout célèbre pour son port, abri naturel contre les typhons, dans lequel plusieurs dizaines de milliers de membres du "peuple flottant "de Hong Kong ont installé leurs jonques et leurs sampans, formant un véritable village flottant, au charme aussi incomparable qu'ambigu. La tribu des Tanka (dont le surnom de "peuple oeuf " faisait référence à leur habitude de payer leurs taxes en oeufs) y vit de cette manière depuis des milliers d'années.
Repulse Bay, La plage de sable blanc très fin est la plus belle de Hong Kong. Elle fut, jusqu'aux années 70, préservée des constructions immobilières. Il ne subsiste de cette époque lointaine que des photographies d'un hôtel de villégiature merveilleusement situé. Depuis, de grandes barres ont été édifiées sur la colline. Un parc de la Tour de la Tranquillité, sorte de musée kitsch dominé par deux grandes statues violemment bariolées de Tin Hau et Kwun Yum, déesses des pêcheurs, a été construit au bord de l'eau.
Deep Water Bay, Cette baie séduisante se situe au delà d'aberdeen, le long d'une route côtière enchanteresse bordée d'arbres flamboyants et d'imposantes demeures construites dans les falaises. Ouverte au public et jouxtant l'annexe du Golf Club de Hong Kong, sa plage est l'une des plus séduisantes de Hong Kong. Un sentier côtier, offrant de superbes vues, conduit de Deep Water Bay à Repulse Bay.
KUNMING
Capitale provinciale, est située à 2 000 m au-dessus du niveau de la mer, sur la côte nord du Dian Chi, animé par le ballet des bacs, des bateaux-mouches et des bateaux de pêche. Kunming doit à sa situation tropicale des été chauds, des hivers doux (18°c en moyenne toute l'année) et une végétation paradisiaque. Elle est surnommée " Cité de l'Eternel Printemps ". En quittant les grandes avenues pour les vieux quartiers (au nord-ouest), on en goûte l'atmosphère méridionale, le charme des façades en bois et la diversité des costumes des paysannes qui viennent vendre leurs produits sur les marchés.
A voir : La Colline de l'Ouest, Située dans la banlieue ouest de Kunming, au bord du lac Dianchi, la colline de l'Ouest comporte un parc forestier qui s'étend sur 210 ha. Des sentiers sinueux qui serpentent dans la montagne, à travers la forêt, conduisent à des monuments existant depuis les Yuan, les Ming ou les Qing. Les plus célèbres en sont : les monastères bouddhiques Huating et Taihua, le temple taoïste Sanqingge, ainsi que surtout le site de longmen (porte du dragon).
Le Temple D'Or, A onze kilomètres au nord-est de Kunming, ce sanctuaire taoïste, fondé en 1671 (Jin Dian) sur la colline du Chant de Phoenix (colline Mingfeng). Son nom à l'origine était le palais de l'harmonie suprême, aussi appelé le temple aux tuiles de bronze. Ses piliers en bronze et ses tuiles recouvertes de cuivre sont à l'origine de son nom actuel. La salle principale fut entièrement recouverte de bronze en 1602 et brille toujours d'un vif éclat sous le soleil. Dans le temple tout est en bronze : les statues des dieux, les panneaux d'inscriptions, les charpentes, les colonnes et les murs (il y en a près de 300 t).
L'étang du Dragon Noir, qui se trouve dans un parc magnifique avec sa collection de camélias, de rhododendrons, d'azalées, à 11 km de Kunming. Le monastère taoïque, dominant l'étang, est construit sur trois niveaux. Dans la cour du rez-de-chaussée, un superbe brûle-parfum en bronze fait face à des arbres centenaires, prunier de l'époque des Tang, des cyprès des Song, camélia des Ming, Magnolias des Qing. Galerie d'art au deuxième niveau ; petit temple restauré au troisième.
Le Temple des Bambous, Ce temple remonte à la dynastie Tang. Détruit par un incendie et reconstruit au XVe s. il fut restauré de 1883 à 1890 et enrichi de 500 Luohan (" nobles personnes "). Ces statues en argile grandeur nature, très réalistes ou franchement surréalistes, sont tout à fait stupéfiantes. Au pied d'un grand mur, quelque 70 bouddhas extraordinaires chevauchent des montures variées : chiens bleus, crabes géants, crevettes, tortues, licornes. L'un de ces personnages est doté de sourcils d'un mètre de long, un autre a un bras qui va jusqu'au plafond. La salle principale contient des rangées entières de statues en pied. Les sculptures paraissent si vivantes. Quand aux bambous qui donnent au temple son nom, il n'y en avait pas jusqu'à une date récente, où ils furent apportés de Chengdu.
Le Marché aux Oiseaux et aux Fleurs, Les éventaires sont regroupés par spécialités : le coin des pêcheurs avec force cannes à pêche, hameçons, appâts jouxte les étals de poissons, grenouilles, gastéropodes en tout genre trempant dans des bassines à même le sol ; aquariums aux poissons multicolores, plantes médicinales, racines sculptées, branches torturées destinées à orner les balconnets, bonsaïs. Les oiseaux sont présentés dans de superbes cages en bois dotées de petits abreuvoirs en bambou ; plus loin, bric-à-brac d'objets anciens en vente chez quelques antiquaires. Enfin, les chiens de compagnie exposés aux yeux des riches cèdent la place à quelques stands de pharmacopée suivis des marbres de Dali, de jades et de souvenirs.
LIJIANG
Située à 2 400 m d'altitude, Lijiang profite d'un climat relativement clément (tempéré) avec un peu de variation entre les saisons. Il y fait néanmoins assez frais. Au nord de Dali, proche du Tibet, blottie au coeur d'une magnifique vallée, la ville de Lijiang constitue également une halte agréable. La première impression est celle d'une petite ville chinoise quelconque et poussiéreuse. Pourtant, en pénétrant dans la vieille ville, merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux bâtiments en bois, de canaux et de marchés, le charme opère. La région garde de son passé un certain nombre de palais et de temples bouddhiques des Ming et Qing. La vieille ville prenait son aspect actuel durant la dynastie des Song du Sud il y a quelques 800 ans. La vieille ville fut construite autour de ruisseaux venant de la source du Dragon Noir (Helonghan Gongyuan), aux pieds de la colline du Lion. Elle a pour arrière-fond les majestueux monts enneigés du Dragon de Jade (Yukingxue Shan). On dit que la ville ressemble à une pierre d'encre, d'où son nom Dalian, qui veut dire " Pierre d'Encre " (nom qui est parfois utilisé encore aujourd'hui et pouvant prêter à confusion avec Dali).
A voir : L'étang du Dragon Noir, Situé à l'extrémité nord de la nouvelle ville, au bout de la Xin Dajie. On comprend le pourquoi du nom en voyant cet étrange étang aux eaux claires mais teintées de noir grâce aux herbes aquatiques noires qui poussent au fond. Au bout de l'étang, un joli pont arqué et un pavillon chinois sur l'eau composent un beau tableau sur fond des montagnes.
Le Musée Dongba, Le musée renferme une exposition un peu sommaire sur la culture Dongba. Il se compose de trois salles disposées autour d'une grande cour. Le quatrième côté est occupé par la boutique. A l'entrée de la première salle, une série de photo illustrant des costumes naxi des régions diverses (Lijiang, Zhongdian, Sichuan). Des panneaux présentent quelques pictogrammes accompagnés de leurs transcriptions dans le syllabaire geba et de leurs traductions anglaise et chinoise. Des manuscrits de pictogrammes Dongba sont exposés dans la vitrine. Dans la deuxième salle est exposé des photos de grands sites et des manifestations importantes de la région et enfin dans la troisième salle est consacrée à Lijiang et à ses environs.
Les Gorges du Saut du Tigre, après un premier coude à Shigu, le Yangzi (connu à cet endroit sous le nom de Jinsha), se faufile entre les monts Haba et le mont du Dragon de jade, dans des gorges qui figurent parmi les plus profondes du monde. L'eau coule à quelque 3 900 m au-dessous, sur 16 km de long. Depuis cinq ans les excursions dans ces gorges sont devenues très prisées.
Le Lac de Lugu, C'est le plus beau lac de Yunnan. A 2 700 m d'altitude, il couvre 50 km² pour 40 m de profondeur. Il est entouré de collines, et un effet acoustique permet d'entendre de loin les femmes mosuo chanter. Dans les montagnes voisines y vivent des Yi, reconnaissables aux robes tricolores des femmes et à leurs imposantes coiffures noires. Les meilleures périodes pour le visiter sont avril, mai et septembre, octobre, lorsqu'il fait sec et doux.
LUNAN
Petit bourg situé à une dizaine de km de la forêt de pierre, ce village est peuplé principalement de Sani, sous-groupe de l'ethnie yi. Les arbres de cette forêt de 26 000 ha sont en fait des aiguilles rocheuses de 5 m à 30 m de haut. Cette curiosité géologique serait le résultat de l'érosion pluviale sur des sédiments calcaires vieux de deux cent millions d'années soulevés par l'orogenèse. Un énorme rocher gravé des deux caractères shi et lin marque l'intention des visiteurs. En suivant le parcours fléché (1 200 m à l'entrée du parc de 80 ha aménagé), on voit des karsts aux formes les plus étranges : éléphant, buffles, rhinocéros, oiseaux, pagodes... Le plus célèbre est le rocher d'Ashma, qui illustre une légende célèbre parmi les Sani.
A voir : La Foret de Pierre, qui est à 120 km au sud-est de Kunming, près du village de Lunan, peuplé principalement de Sani, sous-groupe de l'ethnie yi. Les arbres de cette forêt de 26 000 ha sont en fait des aiguilles rocheuses de 5 m à 30 m de haut. Cette curiosité géologique serait le résultat de l'érosion pluviale sur des sédiments calcaires vieux de deux cents millions d'années soulevés par l'orogenèse.
MACAO
Située sur la côte sud de la Chine, dans le delta de la rivière des Perles, la péninsule de Macao est reliée par deux ponts de 2,5 km et 4,5 km à l'île de Taipa, qui à son tour est reliée par une digue de 2,2 km à l'île de Coloane, plus au sud. Macao a une superficie de 23,6 km² et possède 469 903 habitants. Les tables de jeux des casinos de Macao ont largement éclipsé les autres attraits de cette métropole, où cohabitent passé et futur, où le charme élégant de l'Ancien Monde s'allie à une prospérité dynamique. Très différentes de Hong Kong par son aspect et son ambiance, Macao mérite bien l'heure de voyage en bateau qui la sépare de cette dernière. Passez-y au moins une nuit pour vous distraire et vous détendre.
A voir : les ruines de l'église Saint-Paul, détruite par un typhon en 1853, au centre de Macao.
QINGMAN
Parmi ces villages miao où l'on amène les visiteurs en voyage organisé pour y assister à des évolutions dansées au son du Lusheng. En dehors de celle-ci, qui permettent d'apprécier les costumes de fête.
SHILIN
Shilin est surtout connue pour sa célèbre " Forêt de Pierre ", A 1 750 m d'altitude, le site s'étend sur 26 000 hectares, dont seulement 80 sont aménagés. Formant un impressionnant dédale, les rochers, atteignant parfois 30 m de hauteur ont été creusés par la dissolution chimique due à l'infiltration des eaux de pluie à travers les failles d'un calcaire très épais. Les géologues ont trouvé des fossiles d'animaux marins, attestant la formation des roches sous la mer au Carbonifère, il y a 270 millions d'années. La forêt de pierres a peu à peu émerger à la suite des mouvements de l'écorce terrestre. Cette curiosité géologique serait le résultat de l'érosion pluvial sur des sédiments calcaires vieux de deux cents millions d'années soulevés par l'orogenèse. Un énorme rocher gravé des deux caractères shi et lin marque l'entrée du parc. En suivant le parcours fléché, on voit des karsts aux formes les plus étranges : éléphants, buffles, rhinocéros, oiseaux, pagodes
Le plus célèbre est le rocher d'Ashma, qui illustre une légende célèbre parmi les Sani : la belle Ashma fut enlevée par un riche propriétaire terrien. Son amant Ahai se mit en devoir de la délivrer, grâce à des armes magiques. Elle mourut, hélas ! Au cours de son évasion et fut changée en pierre. C'est près de ce piton calcaire que les Sani des villages voisins se réunissent pour leurs fêtes.

TAIWAN
Etat démocratique de l'Asie Orientale, Taiwan est une île de 36 000 km² au large des côtes de la Chine Populaire, juste au-dessus des Philippines, avec quelque 23 millions d'habitants concentrés essentiellement dans 4 métropoles : Taipei au nord, Taichung, Tainan et Kaoshiung à l'ouest, reliées par une autoroute moderne parallèle à la côte. La côte ouest est moins spectaculaire que la côte est, plus sauvage mais dotée néanmoins d'accès aérien (Hualien et Taitung). Sortez des villes et l'intérieur de l'île n'est que grandioses panoramas, avec les montagnes les plus élevées du sud-est asiatique (3952 m), 6 parcs nationaux, des lacs et des sources d'eaux chaudes ... les plus belles plages sont situées tout au sud, autour de Kenting, ou dans les petites îles satellites (Ile Verte et Ile des Orchidées à l'est, archipel des Pescadores à l'ouest), bien que le balnéaire ne soit pas encore la filière la plus développée en matière touristique.
A voir : Le Lac du " Soleil et de la Lune ", haut lieu de villégiature taiwanaise, paisible et quasi mystique, que l'on peut animer par une croisière sur le lac, avec étape sur l'île " sacrée " des aborigènes.
Les Gorges de Taroko, situées à l'est, près de Hualien. C'est l'une des 7 merveilles d'Asie, surnommées " jardin d'Eden " de Taiwan par les aborigènes. Une superbe route panoramique longe ces gorges spectaculaires tapissées de marbre. Le Monastère de Fo Guang Shan ou " Lumière du Bouddha ", situé au sud ouest près de Kaoshiung. Crée en 1949 par le véritable Hsing Yun, c'est l'un des 3 plus grands monastères bouddhiques du monde. Il accueille plus d'un million de pèlerins et touristes et n'héberge pas moins de 800 moines et nonnes.
Le Parc naturel d'Alishan, situé entre Taichung et Tainan. De sublimes paysages exposant tous les types de végétation (tropicale, alpine
) à parcourir en petit train de montagne qui grimpe allègrement d'une altitude de 30 jusqu'à 2000 mètres.
XIAMEN
Localisée sur la côte Sud-est du Fujian, l'île de Xiamen a été longtemps un important port desservant la région du Minnan et le reste de la Chine. Connue autrefois sous le nom de Amoy, transcription de la prononciation locale, c'est une rade naturelle en eau profonde ; un des plus beaux mouillages de la région, et le premier port de la province. Il n'est pas surprenant qu'elle ait figuré, en 1842, parmi les cinq villes ouvertes aux étrangers par le traité de Nankin et qu'elle ait été dès 1980 l'une des quatre zones économiques spéciales de la nouvelle ouverture. Cette frénésie marchande se voit encore dans le vieux quartier portuaire (actuel embarquement des passagers) qui gardent le charme des agglomérations cosmopolites et l'agitation des escales.
XINGYI
A l'extrême sud-ouest du Guizhou, Xingyi semble tourner le dos aux chaos rocheux du Beipan Jiang pour s'offrir aux Yunnan et Guangxi voisins. A Xingyi, on fume la pipe à eau, que l'on bourre d'un tabac d'une belle couleur jaune d'or, coupé aussi fin que des cheveux. Cette province reste toutefois peu fréquentée.
A voir : Les Gorges du Maling He, La rivière Maling est coupée de 13 chutes sur 1 km, dues à la forte déclivité au cours d'eau dans une gorge liés encaissé. A ces torrents d'eau bouillonnant dans les rochers s'ajoute le spectacle de cascades dévalant les falaises du sommet de la gorge.
La Foret aux Dix Mille Sommets, couvrant 110 km², c'est l'une des grandes forêts de pitons de l'arc karstique du Yunnan au Guangxi. Le spectacle de ces myriades d'aiguilles, est particulièrement saisissant aux lever et coucher du soleil, quand les pics émergent des brumes. Au sud, une partie de la forêt est immergée dans les eaux du lac de barrage de Tianshengqiao.
Le Musée des Coutumes de Mariage, cinq salles exposent, au travers de photos et d'objets, les temps forts de la vie de couple, de la rencontre à la naissance du premier enfant, chez les différents peuples du Guizhou.
YANGSHO
Son nom est moins célèbre que celui de Guilin, puisque Yangshuo n'eut jamais rang de capital. Mais ce chef-lieu de district a lui aussi ses petites gloires, l'excentrique géographe voyageur, a décrit ses collines comme un " pays de lotus et de pousses de bambou ". Xu Beihong, le fameux peintre de chevaux, y résida un an et l'on trouve toujours des reproductions de ses peintures dans les boutiques locales. Yangshuo est un très agréable lieu de villégiature : le bourg se parcourt aisément à pied et, surtout, le tourisme ici est bien moins tapageur qu'à Guilin. Enchâssé dans ses collines karstiques et lové dans un méandre du Lijiang, Yangshuo n'a guère eu l'heur de grandir.
ZHAOXING
Village de 2 000 habitants c'est une excellente occasion de mieux connaître le quotidien et les traditions des Dong. En effet, la plupart des maisons sont traditionnelles, y compris la petite auberge qui accueille les voyageurs, le confort y est sommaire mais l'ambiance chaleureuse. Le village s'enorgueillit de quelques petits ponts (dont celui du Vent et de la Pluie) et de cinq tours dont la plus haute s'élève à 20 mètres, toutes édifiées par le Clan des Lu. La culture de ce peuple, qui a vécu isolé de tout et de tous durant de nombreux siècles, est tout à fait spécifique. La musique appartient à son quotidien, ce qui lui a valu le surnom de " Mer des chansons ".
ZONGDIAN
A 198 km au nord-ouest de Lijiang, Zhongdian, située sur la route du Thé, était autrefois la dernière étape au Yunnan pour les voyageurs intrépides. Zhongdian est située à 3 200 m d'altitude, tout près de la frontière tibétaine. Elle est également nommée Shangri-la, ce qui signifie la terre où règnent la paix et la sérénité. Elle est devenue une zone d'urbanisation chinoise par excellence. A la mi-juin, Zhongdian accueille une fête hippique. Pendant plusieurs jours, courses de chevaux, chants, danses et gastronomie sont à l'honneur. Les montures ressemblent à des poneys plutôt qu'à des pur-sang.
A voir : Le Monastère Songzanlin, c'est un important complexe datant de 300 ans, bâti par le cinquième Dalaï-lama et abritant plusieurs centaines de moines. Il se dresse au sommet d'une colline entourée de montagnes et justifie à lui seul une visite à Zhongdian.
BIENVENUE EN BIRMANIE
YANGON
Capitale De la Birmanie, Rangoon appelée autrefois " Dagon " jusqu'au milieu du XVIIIe siècle était un lieu de pèlerinage. Rangoon qui veut dire " Fin du conflit " fut baptisée en 1752 par Alaung Phaya réunificateur de la Birmanie et fondateur de la dernière dynastie royale Birmane. En 1756 Rangoon devint le port de la Birmanie, et en 1825, les britanniques en firent leur capitale et le premier port exportateur de riz en Asie.
La ville s'étend entre la rivière Rangoon et le sud de la voie ferrée en 5 avenues parallèles. La plupart des rues perpendiculaires sont numérotées de 1 à 52, il est donc facile de se repérer.
Le climat varie entre 18° minimum en Janvier et 33° maximum pour ce même mois.
La pagode Shwé Dagon occasionne de nombreuses fêtes au cours de l'année notamment en novembre où commencent la fête des lumières et concours de tissages. Des métiers à tisser sont dressés sur le parvis, et de jeunes tisserandes, durant toute une nuit, exécutent les quatre robes safran destinées aux statues des quatre tazaung principaux.
LA PAGODE SULE
Haute de 70m avec une cloche d'or qui émerge d'un rempart circulaire où sont nichées de petites boutiques.
Les britanniques en ont fait un rond-point, mais bus et voitures tournent à l'inverse des aiguilles d'une montre.
Sulé serait la plus vieille fondation de Rangoon.
LE MARCHE BOGYOKE
Anciennement appelé le marché Scott, son architecture est faite de fonte d'acier du XIXème siècle.
Toutes les affaires se font derrière de vieux comptoirs en bois. C'est le marché des chaussures et du vêtement. Les très beaux tissus (batiks, soieries, et cotonnades) sont vendus au mètre. Antiquités et souvenirs sont le long de la traversée centrale.
LA PAGODE SHWE DAGON
C'est la plus Sainte des pagodes birmanes. Elle fut fondée en 588 av J-C du temps même de bouddha, par le roi Okkalapa. Ce stupa géant de 18m fut élevé sur les huit cheveux de bouddha rapportés par deux marchands Tapussa et Bhallika. .La reine. Shin Saw Pu a instauré la coutume de le recouvrir d'or. Pierre Loti lors de son arrivée en bateau avait été saisi par " cette cloche d'or, surmontée d'un manche d'or "
Malgré huit tremblement de terre entre le XVIème et le XXème siècle, la pagode fut l'objet de travaux de réparation permanente, elle est aujourd'hui le symbole de la Birmanie.
MANDALAY
Durant trente ans seulement, Mandalay (prononcé Man de lé) fut la capitale de la Birmanie. Créée par le roi Mindon elle fut livrée sept ans après sa mort (1878) par son fils Thibaw aux Anglais.
Cette cité royale comme toutes les cités royales de Birmanie est construite avec le palais entouré d'un rempart, et le palais est une ville dans la ville comme la Cité Interdite de Pékin.
La cité royale devait disposer d'un rempart percé de 12 portes ; 3 à chaque point cardinal, des douves, d'une pagode chapelle, d'une salle pour l'ordination royale, d'un monastère avec une bibliothèque et une salle de prêche pour enseigner au roi et à la cour.
LE MONASTERE SHWE NAN DAW
Appelé aussi Shwé Kyaung. Il se trouve hors de l'enceinte du palais et reste la seule construction rescapée du Palais Royale. Vestige unique de l'architecture royale et un des fleurons des monastères de bois de Birmanie.
Des colonnes d'or sont à l'intérieur, une statue de Bouddha est entourée d'une clôture avec des panneaux sculptés.
KUTHA DAW LA BIBLIOTHEQUE DE PIERRES
" Le Grand Accomplissement du Grand Monde " est la traduction du Pali " Maha Lawka Marazein. 729 pavillons entourent le stupa et chaque pavillon abrite une stèle écrite en alphabet birman.
Cette fondation a scellé le Vème concile bouddhique organisé par le roi Mindon en 1859.
En 1995 des investisseurs étrangers et ambassades ont été les principaux donateurs pour repeindre les bandeaux de toitures.
LA PAGODE DE MHAHAMUNI
Appelé aussi " Le grand Sage " elle fut fondée par le roi Bodaw Phaya pour abriter le symbole du royaume d'Arakan.
Sa statue de bronze est haute de 3 m 60. La tête de Bouddha est lavée tous les matins avec de l'eau parfumée, Son cops est recouvert de dizaines de milliers de feuilles d'or.
AMARAPURA
Ancienne capitale sous le règne de Bodaw Phaya fut abandonné par le roi Mindon pour Mandalay Située au sud de la montagne sacrée de Mandalay, elle fut appelée aussi Taung Myo " la ville du Sud ". Les vestiges de l'ancienne capitale se trouvent à l'est sur les berges du lac Thaung Tha Man.
LE PONT U BEIN
En 1849 le maire de la ville U Bein décida de construire une chaussée en teck d'environ 1 Km pour permettre au villageois de circuler d'une rive à l'autre. Le bois qui servit à sa construction provient des résidences et palais abandonnés par la cour au moment du déménagement à Amarapura.
MINGUM
Situé sur la rive droite de l'Irrawaddy à 12 Km en amont de Mandalay. Paisible village visité pour ses vestiges.
LA CLOCHE DE MINGUM
Le Roi Bodaw Phaya entreprit en 1790 le projet architectural le plus fou : construire la plus grande pagode du monde 150 m de haut, un couple de lions géants et 94 tonnes de métal pour la cloche de bronze.
L'idée de ce roi était de clamer sa puissance face au monde et à travers le bouddhisme. Mais le séisme en 1838 fissura la terrasse de la pagode inachevée, et décapita les lions.
SAGAING
Situé sur la rive droite de l'Irrawaddy, c'est un des plus hauts lieux du monachisme birman avec ses quelques 600 couvents et monastères. Les bâtiments de construction moderne aux allures de propriétés européennes du début du XXème siècle leur donnent un certain charme.
Selon l'histoire, Sagaing aurait été visité par Bouddha, lors de son voyage en Asie du sud-est. Il se souvint que dans une des ses vies antérieures, il avait vécu sous la forme d'un roi lapin. Il prophétisa qu'une pagode y serait élevée pour abriter les reliques de ses paupières.
CHINTHE THONE ZE : Panorama
Ce lieux appelé " les trente lions " a une vue qui se déploie à 360° sur les collines semées de pagodes de tout âge, le pont le fleuve et au-delà le monastère de Menu, le sémaphore d'Inwa. Un lieu idéal pour un coucher de soleil.
INWA
Situé à 26 Km au Sud Ouest de Mandalay, Inwa fut le principal siège des différents pouvoirs règnant sur la Haute Birmanie. Il était connu par les pays étrangers sous le nom " Le Royaume d'Ava ". Jusqu'à son annexion par les Britanniques en 1885. Toutefois pas de parc archéologique. Inwa se découvre au milieu des rizières où l'on trouve des sites abandonnés à la végétation et pleins de surprises ! Bouddha de marbre, monastère de bois.
MONYWA
Situé à 3 h de route de Mandalay, ce village tranquille permet de découvrir un marché couvert où l'on découvre la production du Pays : mélasse - pois en tout genre - arachides - bois de tanakha - cheroot (cigares) roulés dans des feuilles de maïs - poissons séchés, cotons tissés. Ce village est aussi le point de transit du Teck
BAGAN
2 000 fondations religieuses sur 40 Km² ont été édifiées entre le XI et le XIV subsistent et dominent l'Irrawaddy. En 1975, un terrible tremblement de terre éventra les colonnes de briques et le département archéologique de Birmanie demanda à l'Unesco de les restaurer. Ce qui fut fait jusqu'en 1994 date à laquelle pris fin ce programme de restauration. C'est un site majeur du patrimoine mondial.
Cette architecture est d'inspiration birmane mais aussi d'inspiration indienne, puisqu'on y trouve un temple dédié Vishnu.
LA PAGODE SHWE ZIGON
C'est l'une des quatre pagodes le plus vénérées en Birmanie, avec son dôme doré. Elle est le but de tout pèlerin birman qui vient à Bagan. Elle fut fondée par Anawratha et ses travaux furent achevés par le roi Kyan Zitta.
Aux quatre coins cardinaux, des chapelles abritent un bouddha debout en bronze.
LE TEMPLE ANANDA
C'est le premier grand temple de Bagan, construit au début du XIIème siècle. Cinq toits terrasse sont couronnés d'une fausse tour sanctuaire et d'un stupa qui domine à 53 m de haut.
Les pèlerins doivent contourner l'édifice sacré en le gardant sur la droite. Il effectue un double parcours guidé par l'iconographie de 80 hauts reliefs, qui racontent la vie de Bouddha. Une empreinte du pied de Bouddha s'y trouve.
ANANDA OK KYAUNG
Ce petit monastère de briques est orné de peintures murales datant du XVII et XVIIIème siècle. Elles représentent des scènes de la cour et de la vie quotidienne. Une carte du monde bouddhique se trouve au fond de la chapelle.
THAT BYIN NYU
C'est le temple le plus haut de Bagan (67m). Il fut bâti par le successeur de Kyan Zitta Alaung Sithu.
A l'intérieur, se trouve un colossal bouddha assis.
LE MONT POPA
Popa, " le mont des fleurs " était il y a 250 000 ans un volcan en activité. Aujourd'hui c'est une montagne à 1 518 m qui domine la plaine au Sud de Bagan
Les cendres volcaniques ont fertilisé la terre et une forêt de teck, tamaris et d'acacias contrastent avec la zone sèche et rabougrie de la végétation de la plaine.
C'était la résidence des Nat, esprits invisibles qui habitent la forêt. Mais le bouddhisme a investi les lieux est c'est une cohabitation pacifiste entre les deux.
Pour accéder au Mont Popa, 700 marches à gravir, des singes macaques peu farouches vous tiendront compagnie lors de votre ascension.
PINDAYA
Ce village gravite autour d'un lac artificiel. Les rives sont ombragées par de séculaires banians. Vous pouvez faire le tour du lac a pied. Son peuple les Danu parlent un birman archaïque. Leurs ancêtres seraient de vaillants archers.
LES GROTTES DE PINDAYA
Ce lieu de pèlerinage est dû au fait qu'un des archers aurait tué un horrible esprit araignée qui séquestrait les sept filles d'un roi. Depuis la mort de l'araignée, elle est devenue un sanctuaire bouddhique.
Dans chaque recoin, de la grotte principale, se trouve une effigie de Bouddha, faites de toutes matières et de toutes tailles.
Les statues en rang serré forment des dédales du sol à la voûte. Dans une autre galerie, qui s'enfonce dans la falaise sur environ 100 m, il y a d'autres statues mais moins nombreuses. Ce sanctuaire souterrain aurait eu 8000 images dont 2000 ont été volées.
C'est le plus grand musée d'art bouddhique de Birmanie.
KALAW
1300 M d'altitude, petite station climatique. Le marché de Kalaw permet aux différentes tribus de la région de se rencontrer. Quelques maisons coloniales donnent un charme particulier à ce bourg fort tranquille. Mais la particularité de ce village est qu'il est une enclave indienne. Ce sont des descendants des Sikhs du Penjab ou Gurkhas du Nepal contrôlés par les britanniques au moment de la guerre avec le Japon. Un temple Sikh se trouve dans le village.
SHWE UMIN LA GROTTE D OR
Sanctuaire fondé au XIIème siècle par le roi de Bagan Alaung Sithu, C'est une grotte naturelle où l'on a déposé des statues de Bouddha au cours des siècles. 140 effigies toutes passées à l'or fin. Un bouddha d'ébène provenant de cette grotte se trouve au monastère de l'autre côté de la route. Une fois par an, il est transporté vers sa grotte d'origine, la nuit lors de la pleine lune de novembre.
NYI PHAY LA PAGODE DU BOUDDHA EN BAMBOU
Ce sanctuaire fut construit en 1988 par un moine pour abriter un Bouddha de 2m80 de haut. Ce bouddha a le mérite de protéger les villageois du feu.
LAC INLE
Le lac le plus célèbre de Birmanie est en fait une vallée inondée d'une rivière enchâssée par deux montagnes à 1500 m d'altitude.
Au cours des siècles " les fils du lac ", les Intha, ont crée une économie basée sur l'agriculture, l'artisanat et la pêche.
LA PAGODE PHAUNG DAW U
On l'appelle aussi la " pagode de la Barge décorée ". Chaque année en octobre, les statues d'or de Phaung Daw vont de villages en villages. Ces bouddhas restent un jour entier dans chaque village et nombreuses processions s'organisent. Le dernier jour de la fête, les Intha organisent des joutes nautiques. 20 à 40 rameurs représentant leur village et manoeuvrant avec leurs jambes sur le lac.
Seules quatre statues vont sur le Karaweik, barge royale sculptée d'un oiseau à la proue et voyagent ensemble
LE MONASTERE DE IN DEIN
C'est l'une des fondations bouddhiques les plus anciennes du lac. La légende raconte qu'une princesse Shaw mariée au roi Anawratha de Bagan fut répudiée pour sorcellerie et retourna donc dans son pays natal. Elle fit tomber dans la rivière ses boucles d'oreilles et, bien plus précieux, des reliques de Bouddha que lui avait offertes le roi. La chute de ces reliques désignait In Dein pour y dresser une pagode. Ce fut fait.
Près du débarcadère se trouve des stupas en brique qui conservent de jolis stucs.
KYAIK HTIYO
LE ROCHER D'OR
A 5 h de Rangoon (262 Km) surgit la silhouette de ce mont puissant et insolite. Le Rocher d'Or 1200 m d'altitude. Ce rocher d'or est un haut lieu de pèlerinage. Un énorme mégalithe rond recouvert d'or fin en équilibre sur le rebord de la falaise. C'est un cheveu de Bouddha qui maintient cet énorme rocher en équilibre.
Lors de la montée au rocher, c'est l'occasion d'observer les pèlerins qui multiplient les actions méritoires au bénéfice des voyageurs. Les marches sont taillées dans la terre du sentier quand la pente est un peu raide.
Des bancs et des échoppes à thé sont des étapes rafraîchissantes. (Tout est gratuit, car générateur de mérites) Mais vous pouvez toujours mettre des billets dans les boites à donations.
SITTWE
(AKYAB) que l'on peut rejoindre soit par bateau ou par avion, situé à l'embouchure de la Rivière Kaladan. Les petites maisons de bois qui bordent les rues ont des jardins fermés avec des jarres en terre qui servent à puiser et stocker l'eau.
Son marché avec ses vanneries, de nombreux étales de poissons tout au long du bord de mer.
Au sud du village à 2 Km vous pourrez vous baignez sur une plage de sable noir.
LE MUSEE BOUDDHIQUE
Une collection d'effigie de Bouddhas se trouve au 1er étage de ce bâtiment, ces images n'ont ni noms ni date. Les inscriptions sont en birman. La beauté et la qualité de certaines pièces ne laisse pas indifférent.
LE MUSEE CULTUREL
Vous y trouverez les plans et maquettes des 3 capitales Arakan, des instruments de musique, vaisselle de pierres, costumes et bijoux des différentes tribus Thak - Khami- Mro - et Daing Nak.
MRAUK U
Ce fut la dernière capitale du royaume d'Arakan (1430-1785) Elle comptait parmi les grandes cités du Sud Est Asiatique avec Ayutthaya capitale du Siam. Les rois étaient bouddhistes et il reste aujourd'hui, quelques 90 temples et stupas qui coiffent les collines. Spectacle magnifique d'un lever de soleil sur la cité des collines. Vous y verrez les vestiges du Palais Royal.
HTU KAN THEIN
Cette salle d'ordination de pierres et de briques est coiffée d'un stupa en forme de cloche. Située à environ un Km au nord de l'ancien Palais Royal de Mrauk U.
LA PAGODE SWEDAUNG
Très belles fresques représenteant la vie quotidienne à la cour de Mrauk u
NGAPALI
Dans le prolongement de la Thaïlande, la côte de la Birmanie est un ruban de sable fin et désert, adossé à une rangée de cocotiers.
La plage de Ngapali, longue de trois kilomètres, séparée par des petits promontoires rocheux, est la plus belle et la plus accessible des " stations balnéaires " de la Birmanie. Protégée par la chaîne montagneuse de l'Arakan, elle est très peu fréquentée. L'eau poissonneuse est transparente, un plaisir pour la baignade.